Sortir de l’euro… est-ce bien raisonnable ?

Avec deux candidats prônant ouvertement la sortie de l'euro et un troisième estimant qu'il est d'ores et déjà mort.. l'euro-scepticisme s'est invité dans la campagne présidentielle 2012 et pèse au moins 20% des suffrages du premier tour. Sortir de l'euro serait-il donc si facile et si efficace ? Voyons cela de plus près.
Sortir de l'euro est tout-à-fait possible, affirmait récemment Laurent Pinsolle dans un texte publié sur le site internet de l'hebdomadaire Marianne. La preuve mise en avant par le porte-parole de "Debout la république", le mouvement présidé par Nicolas Dupont-Aignan : au moins quatre prix Nobel d'économie estiment que c'est une solution envisageable à la crise. Soit ! On se souviendra cependant que, si brillant qu'il fût, un prix Nobel n'est pas infaillible. En 1998, tout juste auréolés de cette prestigieuse récompense, Myron Scholes et Robert Merton ont été à deux doigts de provoquer la chute du système financier mondial en menant droit dans le mur leur fonds spéculatif (LTCM, pour Long term capital management), qui avait pris des positions insensées de quelque 1.200 milliards de dollars ! De la théorie à la pratique, il y a plus qu'un pas.
Bien sûr, Laurent Pinsolle avance d'autres arguments, comme une étude de l'économiste anglais Jonathan Tepper démontrant que l'impact économique est limité lorsqu'un pays sort d'une union économique, citant notamment le cas de la séparation de l'Inde et du Pakistan en 1947, un exemple qu'on s'accordera à trouver assez différent de notre actuelle zone euro.
Revenir au franc ? Pas si simple !
Sortir de l'euro serait donc aussi facile que salutaire ? Dites cela à Marc Touati* et vous le ferez bondir ! Tout d'abord, selon le chef économiste de la société d'investissement Assya Compagnie Financière, le passage d'une monnaie à une autre n'est pas une si mince affaire. "Lors de l'introduction de l'euro, il a fallu trois ans aux entreprises et aux banques pour adapter leur système informatique et trois de plus pour introduire les pièces et les billets, rappelle ainsi Marc Touati. Faire machine arrière supposerait de la même manière un temps d'adaptation et des coûts organisationnels susceptibles de perturber la croissance à un moment où les finances publiques n'ont pas besoin de cela."
Mais il ne s'agit encore là que d'un effet relativement ponctuel. Le vrai problème, c'est qu'une fois sortie de la zone euro, la France verrait le coût de sa dette se renchérir fortement. "Compte tenu de notre situation économique nationale, l'Etat pourrait alors être contraint d'emprunter à un taux de 10%, contre 3% actuellement", estime Marc Touati. De quoi casser l'investissement, l'emploi et la croissance. Or, une récession plus prononcée aggraverait encore les déficits, enclenchant une véritable spirale infernale.
Les vraies-fausses solutions des euro-sceptiques
Les tenants d'une sortie de l'euro prônent comme solution à de tels maux une fermeture des frontières, mais ce qui aurait eu un sens il y a quelques décennies, dans une économie encore relativement fermée, en a beaucoup moins aujourd'hui où certaines filières industrielles ont complètement disparu du territoire national. Essayez donc d'acheter un téléphone mobile ou un ordinateur "made in France" ! Qui plus est, une décision de stopper les importations entraînerait forcément des mesures de rétorsion réciproques d'autres pays. Or, le monde peut bien continuer de tourner sans la France et ce repli sur soi aurait surtout comme conséquence une dégradation supplémentaire de la conjoncture. Autre fausse bonne idée : le retour à un contrôle des changes. Cela peut certes empêcher les investisseurs français de quitter le pays, mais cela ferait fuir les investisseurs étrangers, qui financent majoritairement l'Etat français. Voilà qui contraindrait à financer la dette publique par l'émission de monnaie : une méthode qui fonctionne bien aux Etats-Unis, mais uniquement parce qu'il existe une forte demande mondiale pour le dollar - roi de toutes les monnaies -, ce qui ne serait pas le cas de notre "nouveau nouveau franc". La France se retrouverait donc dans une situation de forte inflation de nature à renchérir le prix des importations, comme le serait une dévaluation de la monnaie. Nouvelle casse en vue sur le pouvoir d'achat !
Au final, si la zone euro venait à imploser, Marc Touati table sur un vrai scénario noir. "Pour financer la dette publique, certains pays européens n'auraient guère d'autre choix que se mettre sous la protection de la Chine, estime-t-il. Et si la Chine, politiquement et financièrement, met un pied en Europe, les Américains ne laisseront pas faire. Dans le pire des cas, on peut même imaginer que cela se termine par une nouvelle guerre mondiale." En résumé, non seulement une sortie de l'euro n'est pas si simple, mais elle constitue assurément, selon Marc Touati, un risque majeur. Et le titre de son dernier ouvrage, "Quand la zone euro explosera", ne doit pas être mal interprété. Il s'agit bel et bien d'un plaidoyer pour sauver le soldat euro, et lutter contre une certaine omerta qui consiste à refuser de voir ce risque bien réel en face.
Ne pas se tromper de cible
Plutôt que de faire de l 'euro le bouc émissaire facile de tous les maux de l'Europe, mieux vaut poser les vrais problèmes, à commencer par le mode de fonctionnement de la Banque centrale européenne (BCE). Depuis sa création, elle reste arc-boutée sur un véritable dogme, celui de la lutte contre l'inflation, sans considération aucune pour la croissance économique. A ce titre, le récent appel de son président, Mario Draghi, à un "pacte de croissance" européen pourrait être un tournant décisif et Marc Touati s'en réjouit. "Il faut maintenant des décisions concrètes, plaide-t-il. Il faut une baisse des taux de la BCE et de la parité euro-dollar, qui doit être ramenée idéalement aux alentours de 1,15 dollar pour un euro. On doit aussi permettre à la BCE d'acheter directement de la dette publique." Enfin, Marc Touati plaide pour la mise en place d'un budget fédéral sur l'innovation et l'investissement, qui serait financé par des euro-obligations, emprunts qui seraient directement émis par l'Union européenne et non par un de ses Etats membres.
Emmanuel Schafroth
Quel avenir pour Nicolas Sarkozy ?
Nicolas Sarkozy lors de son dernier discours le 6 mai 2012Comment l'avenir de l'ancien président Nicolas Sarkozy va-t-il se dessiner ?
Lors de l'élection présidentielle de 2002, Lionel Jospin avait immédiatement annoncé son retrait de la carrière politique. Dix ans plus tard, Nicolas Sarkozy fait lui aussi face à ce choix.
"Je fais ça pendant cinq ans et ensuite, je pars faire du fric." Cette parole attribuée à celui qui s'apprête aujourd'hui à quitter l'Elysée par le magazine Le Point date de 2008. En effet, être président de la République est assez rentable (salaire du Président de la République: 19.000 euros brut par mois), mais l'avoir été, c'est encore mieux. On ne parle pas ici de la retraite de 5.250 euros par mois que les anciens présidents français peuvent toucher dès leurs 60 ans ou des 12.000 euros mensuels qu'ils peuvent tirer de leur présence de droit au Conseil constitutionnel. Ce n'est là qu'un peu d'argent de poche à côté des possibilités offertes à ceux qui savent bien valoriser l'expérience internationale et le carnet d'adresses colossal qu'ils ont accumulé pendant leurs fonctions officielles.
Tony Blair... le plus "bankable" des anciens politiciens
A ce titre, le modèle le plus évident pour valoriser les capacités de tribun de Nicolas Sarkozy est sans conteste l'ancien chef de la Maison-Blanche (entre 1993 et 2001), Bill Clinton. Même écornée par un scandale sexuel - l'affaire Monica Lewinsky -, sa stature internationale lui permet depuis d'être un conférencier que les entreprises ou universités en quête de publicité s'arrachent. Le prix de ses services est conséquent : entre 100.000 et 300.000 euros l'intervention. En 2009, l'agence de presse américaine Associated Press évaluait ainsi à 4,5 millions d'euros envion les revenus annuels de Bill Clinton.
Mais ce n'est rien à côté de l'ancien premier ministre britannique Tony Blair, qui touche 5 millions de dollars par an en tant que conseiller de la banque d'affaires JP Morgan mais a aussi développé une kyrielle d'autres activités, sous couvert de diverses fondations ou initiatives visant au développement économique en Afrique, à la lutte contre le changement climatique, voire éducation à la foi ! Si sa seule fonction officielle est désormais de représenter le Quartet (Etats-Unis, Russie, Union Européenne, Nations Unies) au Moyen-Orient, cette position lui permet de jouer les intermédiaires de luxe et il conseille des Etats pétroliers comme le Koweit ou le Kazakhstan. Et il est également à la tête de deux sociétés d'investissement : Firerush Ventures et Windrusj Ventures. Un véritable imbroglio où se mèlent philanthropie, politique et business, et au final, une fortune évaluée à 50 millions d'euros au moins !
Le cas de Mikhaïl Gorbatchev est aussi intéressant. Qui eût cru que l'homme à la tâche de vin, qui fut le dernier chef de l'Union soviétique, puisse un jour jouer les égéries pour Louis Vuitton (cours des actions LVMH) après avoir fait la pub pour Pizza Hut (cours des actions Pepsico) ? C'est pourtant ce qui est arrivé avec, dans ce cas encore, des activités humanitaires en arrière-plan, histoire de préserver la "marque" Gorbatchev.
Et les Français dans tout ça ?
A côté de tels exemples, les derniers présidents français font certes pâle figure, à l'image d'un Jacques Chirac dont on n'a plus vraiment entendu parler depuis 2007, sauf pour quelques anciennes affaires le concernant. Car, après l'ivresse du pouvoir, la chute peut être rude et la dépression guette. Battu en 1981, Valéry Giscard d'Estaing se console avec des honneurs comme sa nomination en 2003 à l'Académie française, mais ne semble jamais s'être vraiment remis de cet échec. Quant à son successeur François Mitterrand, qui quitta l'Elysée en 1995 : il ne survécut pas longtemps, vite rattrapé par le cancer qui l'habitait depuis longtemps mais que la "drogue" du pouvoir avait sans doute su contenir.
Emmanuel Schafroth
Merkozy et Merkollande, blanc bonnet et bonnet blanc?
Angela Merkel pourra s'inspirer pour ses relations avec François Hollande de celles qu'elle a construites avec Nicolas Sarkozy. Elle a su alors faire des concessions utiles, mais sans grandes conséquences, pour imposer ses vues tout en ménageant son partenaire français.
Angela Merkel a sans doute connu des situations plus confiortables. Car si son camp a limité la casse dans l'élection régionale du Schleswig-Holstein, sans pouvoir néanmoins signer une victoire, ce dimanche électoral européen a tourné au référendum anti-Merkel. Il y bien sûr eu le vote grec qui a sanctionné les partis signataires de l'aide européenne mise au point par Paris et Berlin. Mais en en France aussi, l'importance du thème de la croissance dans les dernières semaines de la campagne laisse peu de doutes sur le fait que l'élection du candidat socialiste constitue implicitement un rejet de Merkozy .
Eviter l'affrontement avec Paris
Impossible évidemment pour la chancelière de ne pas tenir compte de cette nouvelle donne. D'où ce ton plus apaisé dans la forme envers le nouveau locataire de l'Elysée. Cette volonté d'en venir rapidement à de bonnes relations de travail , ces ouvertures sur un pacte européen de croissance , cette assurance que la coopération franco-allemande est essentielle pour l'Europe, cette invitation de François Hollande à Berlin dès le 15 mai, date de son entrée en fonction... Tout ceci montre la volonté de la chancelière de ne pas aller à l'affrontement avec Paris.
Situation intérieure allemande
Pour autant, toutes ces ouvertures sont d'abord formelles. La marge de manoeuvre d'Angela Merkel est extrêmement faible sur le plan intérieur. Son électorat ne supporterait aucune relance de type keynésienne, aucun type d'Eurobonds, aucune anicroche à la sacro-sainte indépendance de la BCE. Bref, l'électeur conservateur allemand est allergique au programme de François Hollande. Un coup d'oeil à la presse de ce
Free Mobile couvre plus de 30% de la population
L'Agence nationale des fréquences a discrètement publié vendredi soir sur son site son rapport définitif sur la couverture du réseau du nouvel entrant, moins à charge que le précédent. Elle conclut que ce dernier a le potentiel de couvrir 30% de la population.
Avec un mois de retard, l'Agence nationale des fréquences (ANFR) vient de remettre au ministre de l'Industrie, Eric Besson, le rapport que celui-ci lui avait commandé sur la couverture effective du réseau de Free Mobile, que contestait certains opérateurs concurrents, SFR et Bouygues Telecom en tête. Ce rapport définitif, attendu pour le 30 mars et daté du 2 mai, a été mis en ligne très discrètement sur le site de l'ANFR . On y apprend que Free Mobile disposait à fin mars de 979 antennes-relais déclarées comme mises en service, sur 1.770 stations en projet. L'ANFR les a toutes contrôlées et près de 80% d'entre elles ont rendu à la fois un service de voix et un service de transmission de données conclut le rapport. Les antennes sont implantées de manière espacée mais une simulation permet d'établir que le réseau de Free Mobile présente le potentiel de couvrir 30,8% de la population en propre. La couverture de ce réseau apparaît donc cohérente avec l'évaluation communiquée par l'ARCEP , le régulateur des télécoms (soit plus de 27% de la population).
Free jugeait le premier rapport attaquable juridiquement Dans son rapport d'étape publié début mars, l'ANFR affirmait que le déploiement de Free Mobile semblait marquer le pas depuis octobre dernier : dans son nouveau rapport, elle observe que les chiffres de mars 2012 font apparaître une relance du nombre de projets d'antennes (76 en plus en un mois). Le gendarme des fréquences a également retiré ses commentaires - qui avaient fortement déplu aux dirigeants de Free et le lui avaient fait savoir - sur le mode de déploiement du réseau qui diffère de la logique classique : l'ANFR répète que les antennes sont implantées de manière
Les ventes mondiales de téléviseurs 3D décollent enfin

En un an, les ventes de téléviseurs 3D ont bondi de 104%. Crédits photo : © Lee Jae Won / Reuters/REUTERS
Les écrans en relief représenteront 12% du marché dès cette année, selon une étude du cabinet DisplaySearch.
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Le boom des ventes de télé en 3D, tant espéré par les fabricants et les distributeurs, est enfin là. Attendu au printemps l'an passé, il n'a eu lieu qu'au premier trimestre 2011, selon le cabinet d'études DisplaySearch. En un an, les ventes ont bondi de 104%. L'année dernière à la même époque, l'offre était certes quasi inexistante, alors qu'aujourd'hui toutes les grandes marques ont une offre conséquente.
«Bien entendu, il reste encore de nombreux défis à relever par cette industrie pour promouvoir la télé 3D auprès des consommateurs finaux: comme un contenu inadéquat, la présence de scintillement ou d'interférences qui peuvent donner le tournis, le prix, des lunettes inconfortables et la confusion entre les différentes technologies 3D», résume David Hsieh, vice-président DisplaySearch pour la Chine.
Il n'empêche, les efforts des fabricants pour promouvoir cette technologie, qui doit leur permettre de soutenir à la fois la demande et les prix de vente, ont commencé à porter leurs fruits. Au premier trimestre, les ventes d'écrans pour télé en 3D ont représenté 3,9% du marché. Sur cette période, 1,88 million de téléviseurs 3D ont été vendus dans le monde. À souligner: les télé «passives» ou «polarisées» sont passées devant les «actives». Dans ce dernier cas, les lunettes à utiliser pour regarder la 3D sont plus lourdes, dotées de batteries, il faut donc les recharger. DisplaySearch s'attend à ce que les télé 3D réalisent 12,3% des ventes sur l'année entière et plus de 20% début 2012.
Maintenir la qualité pour la diffusion en 2D
Les fabricants consentent de nombreux efforts pour stimuler l'intérêt des consommateurs. Cela passe notamment par l'amélioration des lunettes, qui restent nécessaires pour regarder la télé en relief. Elles sont moins chères, plus faciles à utiliser, mieux dessinées et plus confortables.
Les industriels ont surtout fait preuve de pragmatisme. Puisque les possesseurs de télé 3D passeront la plupart de leur temps à la regarder en 2D, il a fallu maintenir la qualité de l'image pour cette dernière, «y compris la full HD et la luminosité», souligne DisplaySearch. Un des grands défis technologiques a été de parfaire le rendu du noir, pour qu'il soit vraiment noir. Le développement des LED (qui sont désormais utilisées pour le rétro-éclairage des écrans) a largement contribué à cette amélioration.
Reste une variable importante, sur laquelle les fabricants ont peu d'emprise: le contenu. Même si les marques, comme Samsung avec un nouveau service de VOD, cherchent à faciliter l'accès à la 3D, elles ne maîtrisent pas encore la production de contenu. Et celui-ci reste encore très faible. «Les diffuseurs attendent que les foyers soient mieux équipés pour se lancer davantage dans la 3D», souligne le porte-parole d'une maison de production.
L’euro à plus de 1,45 dollar
L'euro progresse fortement ce jeudi et a dépassé le seuil technique et psychologique de 1,45 dollar vers 19h30. Les annonces économiques du jour jouent en faveur de l’euro et en défaveur du dollar.
La monnaie européenne est notamment portée par des propos rassurants de la part de Jean-Claude Trichet, qui a estimé ce jeudi en Allemagne, qu’il «n’y a pas de crise de l’euro», et qualifié la devise de «forte et crédible». Le président de la BCE a alimenté la perspective dune prochaine hausse des taux directeurs.
Côté américain, une série de mauvais chiffres économiques ont polmbé le dollar, qui ont alimenté les incertitudes sur la vigueur de la reprise de la première économie mondiale, tirant mécaniquement l’euro à la hausse.
Après l'annonce mardi d'une chute de l'indice de confiance des consommateurs américains en mai à son plus bas niveau depuis novembre, d'autres indicateurs ont montré mercredi que l'activité manufacturière aux Etats-Unis a nettement ralenti en mai et que les créations d'emplois du secteur privé américain ont chuté beaucoup plus que prévu. Et si les nouvelles inscriptions hebdomadaires au chômage ont baissé aux Etats-Unis après deux semaines de hausse, ce recul était moindre qu'attendu par les observateurs. Des chiffres de mauvais augure à la veille du très important rapport officiel sur l'emploi et le chômage, indicateur majeur pour évaluer la santé de l'économie américaine.
Ce jeudi, les stocks américains de pétrole brut ont augmenté contre toute attente la semaine dernière, a annoncé jeudi l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA). Les stocks de brut ont augmenté de 2,88 millions de barils à 373,81 millions.
Wall Street pénalisé par les mauvaises nouvelles

Crédits photo : Richard Drew/AP
La Bourse de New York clôture en nette baisse ce mercredi après la publication d'indicateurs économiques critiques.
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Les marchés d'actions américains repartent à la baisse ce mercredi. Le Dow Jones lâche 1,48% à 11.897,27 points, le Nasdaq perd 1,75% à 2631,46 points et le S&P 500 abandonne 1,74% à 1265,42 points. Mardi, la Bourse de New York a signé un net rebond, revigorée par des statistiques économiques rassurantes aux États-Unis et en Chine.
La Grèce demeure au centre des préoccupations alors que de violentes manifestations se sont déroulées devant le Parlement grec et que les discussions entre Européens s'enlisent. Elles continuent d'achopper sur l'effort à demander aux banques créancières.
États-Unis : le ralentissement économique se confirme
Sur le front macroéconomique, la hausse des prix à la consommation aux États-Unis a ralenti moins que prévu en mai pour atteindre 0,2% à sur un mois, son niveau le plus faible depuis novembre.
L'activité de l'industrie manufacturière dans la région de New York était en chute au mois de juin, selon l'indice Empire State qui est descendu de 20 points, à -7,8, et est devenu négatif pour la première fois depuis novembre.
L'excédent de la balance des flux de capitaux investis à long terme des États-Unis a augmenté en avril, à 30,6 milliards de dollars, selon des données publiées mercredi par le département du Trésor.
La production industrielle outre-Atlantique a repris sa hausse en mai, où elle a progressé de 0,1%, après avoir stagné en avril, selon des chiffres publiés par la Banque centrale américaine.
Sur le front pétrolier, les prix du pétrole ont chuté mercredi à leur plus bas niveau depuis février à New York, sous les 95 dollars le baril, le marché s'enfonçant dans la déprime face à la baisse de régime de l'activité aux Etats-Unis et à la crise de la dette en Grèce. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» pour livraison en juillet a terminé à 94,81 dollars, en dégringolade de 4,56 dollars par rapport à la veille. A Londres, sur l'Intercontinental Exchange, le baril de Brent de la mer du Nord à échéance identique a cédé 3,06 dollars à 117,10 dollars
Et, sur le marché des changes, l'euro perdait nettement du terrain face au dollar ce mercredi, dans un marché toujours suspendu aux développements de la crise grecque, alors que les ministres des Finances de la zone euro ne sont pas parvenus mardi à un accord sur un nouveau plan d'aide financière à la Grèce. Dans la soirée à Paris, la monnaie unique européenne valait 1,4180 dollar contre 1,4440 dollar mardi soir.
Entrée réussie de Pandora à Wall Street
Pandora : +8,88% à 17,42 dollars
Du coté des valeurs, la radio sur internet américaine Pandora Media a relevé son prix d'introduction à la Bourse de New York, en raison d'une forte demande des investisseurs, qui ont souscrit pour 235 millions de dollars de titres, selon un communiqué consultable mercredi sur le site de la société.
Google : -1,07% à 502,95 dollars
Les autorités américaines ont donné leur feu vert à l'offre d'acquisition de brevets de l'équipementier en télécommunications canadien en faillite Nortel par le groupe internet Google pour 900 millions de dollars, selon le Wall Street Journal.
FactSet Research Systems : -1,25% à 98,65 dollars
FactSet Research Systems a enregistré pour le troisième trimestre de son exercice en cours un chiffre d'affaires en hausse de 15 % à 183,6 millions de dollars. Le bénéfice par action a augmenté de 14 % à 0,92 dollar.
Best Buy : +0,93% à 30,41 dollars
Best Buy a publié des résultats au-dessus des attentes. Il y a quelques jours, le distributeur de produit électronique avait réalisé un important profit warnings et l'action recule encore de 16 % par rapport au début de l'année. Les profits du groupe sont de 136 millions, soit 35 cents par action contre 33 cents attendus par les analystes. Le chiffre d'affaires est en hausse de 1,4 % à 10,9 milliards de dollars contre 10,7 milliards de dollars attendus.
Les banques encouragent l’épargne sur livret
Pour répondre aux exigences imposées par la réglementation Bâle III, les économies des Français sont souvent orientées vers des produits plus liquides que l'assurance-vie.
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Avec ses 1345 milliards d'euros d'encours, l'assurance-vie est encore le placement le plus prisé des Français. Mais pour combien de temps? Depuis la fin de l'année 2010, la collecte est en perte de vitesse. En janvier dernier, le montant total des sommes placées sur ces contrats a baissé de 11% sur un an. En février, la chute atteignait même 15%.Un désamour que les banques expliquent par la remontée du taux de rémunération du livret A à 2%, et les incertitudes concernant la fiscalité des contrats d'assurance-vie. Deux raisons qui ont motivé le choix des Français pour d'autres supports considérés comme plus sûrs. Les chiffres que vient de publier la Banque de France viennent d'en ajouter une troisième.
Selon l'organisme, le total des sommes déposées sur des livrets d'épargne non réglementés (hors Livret A, Livret développement durable et Livret d'épargne populaire) a augmenté de près de 10 milliards d'euros (9,8 milliards) en quatre mois. Ce niveau de collecte est quasiment le même que celui enregistré entre fin 2008 et novembre 2010.
Le besoin de liquidité des banques
Cette forte croissance des dépôts s'expliquerait par l'entrée en vigueur progressive à partir de 2013 de la réglementation Bâle III. Les nouvelles dispositions concernent notamment les fonds propres des banques dont le montant devra être multiplié par trois afin de mieux résister aux chocs financiers. Deux ratios dits de liquidité vont ainsi imposer aux banques de nouvelles obligations très strictes de détention d'actifs liquides, c'est à-dire faciles à céder. Ces contraintes supplémentaires ont poussé les banques à mettre en avant auprès de leurs clients les produits d'épargne dits de bilan, c'est-à-dire ceux qui restent inscrits dans leurs comptes, comme les livrets d'épargne non réglementés soumis à l'impôt contrairement au Livret A et à l'assurance-vie.
A fin mars, 165,6 milliards d'euros étaient placés sur ces produits, contre 200,5 milliards sur le livret A. Les offres alléchantes de livrets temporairement surrémunérés tendent à corroborer l'analyse également soutenue par le groupement des entreprises mutuelles d'assurance (Gema). Dans sa lettre du mois de mai, l'organisme estimait qu'il fallait chercher du côté des banques une explication au reflux de la collecte de l'assurance-vie.
Dépendance : vers une petite taxe sur tous les héritages

Jean-Paul Delevoye, présidentdu Conseil économique,social et environnemental (Cese). Crédits photo : Jean-Christophe MARMARA/Le Figaro
Le Conseil économique et social demande aussi à l'État de développer l'offre d'hébergement et la prévention.
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Saisi par le gouvernement mi-janvier, le Conseil économique, social et environnemental (Cese) examine ce mardi son projet d'avis sur la dépendance des personnes âgées. Rédigé par une commission présidée par David Gordon-Krief (professions libérales), le texte retient deux pistes pour couvrir les besoins futurs de financement : instauration d'une taxe de 1 % sur les mutations à titre gratuit (les donations et successions d'un montant inférieur aux seuils déclenchant actuellement une taxation), qui pourrait rapporter 1,5 milliard par an, et alignement du taux de CSG des retraités sur celui des actifs, quitte à dispenser les «petites pensions» de ce relèvement.
D'autres pistes ont été écartées (hausse de la cotisation d'assurance-vieillesse ou des prélèvements sur les gros patrimoines, CSG progressive, TVA sociale). «Il nous a semblé essentiel de trouver des financements indépendants de ceux existant déjà pour financer la Sécurité sociale», expliquent les rapporteurs, Monique Weber (CFE-CGC) et Yves Vérollet (CFDT). Le recours sur succession, appliqué aux seules personnes ayant bénéficié d'aides publiques, a aussi été exclu pour éviter une «double peine» : maladie et contribution financière. Les options retenues sont néanmoins politiquement délicates, surtout pour la droite à l'approche de 2012.
Le projet d'avis propose de consolider la gouvernance existante, tout en créant un «droit universel de compensation à la perte d'autonomie» dont le montant variera selon le revenu. Une amélioration plus qu'un bouleversement de l'actuelle allocation personnalisée d'autonomie (APA). Le pilotage resterait confié à la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie, la gestion de proximité étant laissée aux départements. «Pour éviter les déséquilibres financiers entre les conseils généraux qui ont beaucoup de ressources et peu de personnes âgées, et ceux dont le profil est opposé, il faut renforcer les péréquations», précisent les rapporteurs.
«Point de rupture»
L'avis du Cese ne se résume pas aux considérations financières. «Le débat national sur la dépendance est parti du scénario du pire, en se focalisant sur les besoinsfinanciers supplémentaires ; or ceux-ci sont de l'ordre de 4 milliards d'euros, ce qui est supportable», résume Jean-Paul Delevoye, le président de l'institution. Le projet d'avis insiste donc surtout sur le fait que la perte d'autonomie est avant tout «un défi sociétal». «L'enjeu, c'est d'abord de déterminer la place de l'ancien dans la société, et la prise encompte par l'État et les individusdu vieillissement de la population», poursuit le médiateur de laRépublique.
Le Cese invite donc l'exécutif à consacrer un vaste volet à l'habitat dans la réforme à venir. Qu'il s'agisse d'aider financièrement les personnes âgées à adapter leur logement ou d'inciter les acteurs publics - Caisse des dépôts en tête - à développer une offre d'hébergement. «Le point de rupture s'exerce aussi au niveau de l'aménagement du territoire. Le risque est élevé de voir certaines zones connaître une forte désertification, si les personnes âgées légèrement dépendantes en partent, faute de trouver des structures et des services qui leur permettent de continuer à vivre sur place», justifie Jean-Paul Delevoye.
Le Cese veut encore «développer la prévention de la perte d'autonomie tout au long de la vie» en organisant des dépistages précoces. Il suggère en outre de «renforcer l'attractivité de l'aide à domicile», en développant des formations en alternance ou des métiers de l'encadrement. Le Conseil voudrait enfin que l'entreprise soit davantage sensibilisée aux difficultés des salariés obligés d'aider un proche âgé. Et donc qu'elle intègre cette question dans les réflexions sur «la conciliation vie professionnelle/vie familiale».
Médecines parallèles et soins esthétiques enfin remboursés

Ainsi, la séance chez l'osthéopathe, ou des opérations de liposuccion ou de rhinoplastie effectuées pour des questions de confort, sont désormais remboursées par certaines assurances santéCrédits photo : JEAN-PIERRE MULLER/AFP.
De plus en plus reconnues, ces médecines proposent des alternatives pour faire disparaître certaines douleurs ou simplement rendre la vie plus agréable.
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La Sécurité sociale ne rembourse pas les médecines parallèles et la prise en charge des actes de chirurgie esthétique est de plus en plus encadrée. En effet, l'Assurance maladie, dont le déficit augmente d'année en année de manière quasi inéluctable, est entrée en guerre contre les abus de la chirurgie esthétique. Ainsi, en 2010, le renforcement des contrôles a permis à l'État de récupérer 24 millions d'euros!
Vers la démocratisation des soins de confort
La France voit fleurir chaque année de nombreux cabinets de médecine naturelle (ostéopathe, chiropracteur…). Ainsi, selon une étude du Registre des Ostéopathes de France, il y a chaque année 2000 ostéopathes supplémentaires sur le marché. À ce rythme, la population de ces spécialistes aura doublé dans cinq ans. De plus en plus reconnues, ces médecines proposent des alternatives pour faire disparaître certaines douleurs ou simplement rendre la vie plus agréable.
Face au développement de telles offres, certaines mutuelles s'engagent et prennent en charge des interventions dites de confort. Ainsi, la séance chez l'osthéopathe (de 60 à 90 euros), ou des opérations de liposuccion (1000 à 3000 euros) ou de rhinoplastie (2000 à 4000 euros) effectuées pour des questions de confort, sont désormais remboursées par certaines assurances santé.
De même, les conséquences de certains accidents (brûlures, morsures…), des douleurs (troubles musculo-squelettiques, arthrose…), ou les vicissitudes de l'âge (mésothérapie esthétique, injection de botox, laser contre les rides…) ne sont plus une fatalité.
La chirurgie esthétique n'est plus réservée à une minorité
Avec l'évolution des mentalités, la chirurgie esthétique n'attire plus seulement les femmes de plus de 50 ans mais des personnes de plus en plus jeunes et beaucoup d'hommes qui assument pleinement leur décision.
Les actes de chirurgie réparatrice sont en général totalement remboursés par la Sécurité sociale et les fréquents dépassements d'honoraires sont désormais traqués. Quant aux actes de chirurgie esthétique, sans lien direct avec la santé, leur coût reste, la plupart du temps, totalement à la charge du patient.
A titre d'exemple, la reconstruction d'un sein après un cancer est couverte par l'Assurance maladie, tandis qu'une intervention dont la finalité est purement esthétique n'est pas remboursée. Les patients doivent donc faire attention à bien définir la nature des actes chirurgicaux avec leurs médecins.
En cas de refus de prise en charge par le médecin-conseil de la Sécurité sociale, certains courtiers ou assureurs proposent désormais des offres spécialement conçues pour répondre à ces nouvelles attentes des Français en termes d'assurance santé.
S'assurer pour les médecines douces
Les médecines douces n'entrent pas non plus dans les clous de la CNAM. Même si l'on convient aujourd'hui que l'ostéopathie et la chiropractie soulagent de nombreux patients, certains soins sont encore pratiqués par des professionnels sans qualification médicale reconnue. C'est l'une des raisons qui explique que ces médecines alternatives ne sont pas prises en charge par la Sécurité sociale.
Compte tenu de la popularité de certaines d'entre elles, plusieurs assurances complémentaires santé proposent désormais de les prendre en charge à hauteur d'un forfait annuel. Ayant déniché ces assureurs précurseurs, des courtiers en ligne permettent de faire jouer la concurrence et de comparer les barèmes de remboursement.
L'offre, baptisée «PlusQueParfait» distribuée en exclusivité par le courtier Cplussur, permet un remboursement total ou partiel des frais de chirurgie esthétique. Il est d'ailleurs, intéressant de noter que, pour récompenser la fidélité des assurés, le plafond de prise en charge augmente avec le temps
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